Benalla a été placé en garde à vue et va être licencié par l’Elysée

Benalla a été placé en garde à vue et va être licencié par l’Elysée
Jeudi, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, avait expliqué qu’à la suite des incidents du 1er mai, Alexandre Benalla avait « été immédiatement convoqué par le directeur de cabinet du président, qui lui a notifié une sanction disciplinaire » : mise à pied de deux semaines avec suspension de salaire et changement d’affectation. Cette sanction constituait « un dernier avertissement avant licenciement », avait prévenu le porte-parole.



 l’Elysée a fini par céder à la pression. La présidence de la République a annoncé, vendredi 20 juillet, avoir engagé « la procédure de licenciement » d’Alexandre Benalla, pour des « faits nouveaux » concernant ce collaborateur de l’Elysée mis en cause après la diffusion de vidéos le montrant frappant un manifestant le 1er mai.


« Il a été porté à la connaissance de la présidence de la République des faits nouveaux, qui sont constitutifs d’une faute commise, et qui font l’objet d’une procédure judiciaire », déclare l’Elysée, qui précise que M. Benalla « aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir ».



M. Benalla s’est fait communiquer par la préfecture de police de Paris une vidéo filmée le 1er mai place de la Contrescarpe par des caméras de vidéosurveillance. Il a fait cette demande, selon l’Elysée, mercredi 18 juillet dans la soirée.


JournalAssurance.com avait contacté M. Benalla en milieu de journée mercredi et publié l’article révélant les brutalités commises par M. Benalla, lors de la manifestation du 1er mai, mercredi vers 20 heures.


« La République, elle est inaltérable. » En déplacement en Dordogne, jeudi 19 juillet, Emmanuel Macron s’est contenté d’une seule phrase pour réagir à la vague d’indignation suscitée par l’affaire Benalla, après les révélations du Monde, la veille, concernant les violences exercées par ce très proche du chef de l’Etat lors des manifestations du 1er-Mai à Paris. Une sobriété étonnante au vu de la gravité des faits, et des réactions que ceux-ci ont provoquées au sein de la classe politique comme de l’opinion.



Mais au-delà de cette communication minimale, c’est l’attitude même du chef de l’Etat qui intrigue. Malgré la pression médiatique et les interrogations exprimées tout haut par plusieurs membres de la majorité, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, Emmanuel Macron a mis près de trente-six heures à lâcher Alexandre Benalla, qui faisait partie de son premier cercle : sanctionné d’une simple mise à pied de quinze jours (avec suspension de salaire), effectuée entre le 4 et le 19 mai, le chargé de mission a été dans un premier temps maintenu dans ses fonctions à la présidence de la République, où il travaille auprès du chef de cabinet de M. Macron, François-Xavier Lauch. Ce n’est que vendredi matin que l’Elysée a annoncé avoir engagé une « procédure de licenciement » de M. Benalla.


« Cette sanction est la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée », avait bien tenté le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit, lors d’une déclaration effectuée, jeudi matin, depuis le Château – une première depuis sa nomination, en août 2017, signe de la fébrilité du palais. Mais celle-ci n’avait manifestement convaincu personne.

Les révélations concernant la présence de M. Benalla à la cérémonie de panthéonisation de Simone Veil, le 1er juillet ; lors du défilé du 14-Juillet, place de la Concorde ; ou encore dans le bus des Bleus à l’occasion de...


La stupéfaction le disputait à la colère dans les rangs des forces de l’ordre, jeudi 19 juillet, alors que l’« affaire Benalla », du nom de cet employé de l’Elysée surpris en train d’interpeller et de molester deux manifestants le 1er mai, affublé d’un casque de police, prenait l’ampleur d’un scandale. Alexandre Benalla, 26 ans, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, avait été suspendu deux semaines, puis réintégré au service de la présidence de la République. Une mansuétude incompréhensible pour bon nombre de policiers.



Au-delà de son retentissement politique, cet épisode fragilise la préfecture de police de Paris (PP), chargée de l’organisation du maintien de l’ordre et de l’accompagnement des « observateurs », dont faisait théoriquement partie M. Benalla le 1er mai. Trois cadres de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), qui gère les manifestations dans le ressort de la PP, ont ainsi été suspendus jeudi soir à titre conservatoire : Laurent Simonin, un contrôleur général membre de l’état-major de la DOPC ; le commissaire Maxence Creusat, également membre de l’état-major ; et un commandant, chargé de la liaison entre l’Elysée et la PP. Ils sont soupçonnés d’avoir récemment fait parvenir un film de l’incident issu de la vidéosurveillance à l’employé de l’Elysée.


Benalla connu des services de la préfecture


D’après nos informations, la demande d’intégrer M. Benalla à la manifestation a en outre été faite directement par l’Elysée auprès de la DOPC, sans passer par le ministère de l’intérieur. Une autorisation sans doute facilitée par son statut particulier : M. Benalla, qui a travaillé durant la campagne présidentielle de M. Macron en tant que responsable de la sécurité, puis comme « chargé de mission » à l’Elysée, est en effet loin d’être inconnu des services de la préfecture.
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